BLEU-MARINE
UNE FENÊTRE OUVERTE SUR BERCK en CÔTE D'OPALE
Ce qu'il faut savoir avant d'acheter un animal et éviter les arnaques
Pour Bernard Piers, qui élève du golden retriever, toutes les caractéristiques du chien figurent dans l'attestation de vente.
Une éleveuse de chats a été condamnée par le tribunal de Boulogne pour avoir vendu un chat de race non-inscrit au livre officiel des origines félines (LOOF). Quelles sont les démarches à effectuer lorsqu'on achète un chien ou un chat ? Quelles sont les garanties ? Réponses avec Bernard Piers, de l'élevage des Vives à Nortkerque, dans le Calaisis.
« Que ce soit un chien ou un chat, il faut remplir une attestation de vente entre l'acquéreur et le vendeur qui peut être un éleveur ou un particulier », explique Bernard Piers qui, depuis 1966, élève des golden retriever, braque de Weimar, épagneuls de Picardie et autres compagnons domestiques. « Dans cette attestation il faut notamment préciser s'il s'agit d'un chien de race ou de type. Dans les deux cas, ils sont pucés ou tatoués et vaccinés. » La différence entre les animaux dits de race ou de type ? « Le chien de race a un pedigree et est inscrit sur le livre des origines français (LOF). On connaît les parents qui sont eux-mêmes racés. Pour les autres, dits de type, soit le mâle n'est pas connu, soit la mère n'est pas racée, ou alors l'inscription n'a pas été demandée, tout simplement. » Dès la saillie, les documents sont envoyés à la société centrale canine et un numéro de dossier est affecté. Pour les chats, le principe est le même, « sauf que les déclarations afin d'obtenir un numéro de dossier doivent être faites avant les deux mois du félin ».L'éleveur continue : « On peut être contrôlé à tout moment. Car ce n'est pas tout de déclarer le mâle comme étant de race, faut-il encore être certain que ce soit le cas ! » L'acquéreur est censé connaître, à l'achat, l'origine, ou non, de son nouveau compagnon.
Et en quoi est-ce important ? Bernard Piers prend comme exemple un croisement entre un golden retriever et un labrador sable. « À deux mois, on ne fait pas de différence entre ces deux chiens. Si une personne pense acheter un golden de race et qu'il se retrouve avec un labrador, il y a tromperie sur la marchandise. En achetant un chien "type", on ne pourra rien reprocher au vendeur. » Pour l'éleveur, hormis cette importance physique, un chien de race est connu aussi d'un point de vue comportemental puisque ces animaux sont sélectionnés selon leur caractère. « De plus, les éventuels problèmes de maladies génétiques sont mieux maîtrisés. C'est très important car lorsqu'un chien arrive dans une famille, on s'attache rapidement à l'animal. S'il disparaît après quelques mois des suites d'une maladie, s'il se retrouve paralysé, on ne comprend pas... » Sur les pedigrees figurent les problèmes de santé des parents, grands-parents, comme la dysplasie chez les golden. « On affine à chaque génération et on diminue les risques de maladie. » Un chien de race est donc plus cher à l'achat : compter 950 E pour un golden retriever.
L'éleveur de Nortkerque collectionne, depuis 1966, les titres nationaux. Cette année encore, ses goldens ont obtenu le premier prix toutes races confondues, au salon de l'agriculture : « C'est avant tout le reflet d'une passion », relativise l'éleveur chez qui trônent des dizaines de coupes