ENDUROPALE 2010 (Rétro)


| ÉVÉNEMENT |

Enduropale du Touquet 2010 : une édition sous le sceau du souvenir

Sans son champion Timoteï Potisek, la célèbre course aux mille motos s'annonce plus indécise que jamais. - PHOTO JEAN-PIERRE BRUNET

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Ils y sont presque. Le week-end prochain, près de deux mille concurrents, répartis sur trois épreuves samedi et dimanche, ont rendez-vous avec le sable touquettois. Du bruit et des émotions en perspective pour un événement incontournable qui devrait encore attirer plus de 250 000 spectateurs et qui sera marqué par l'hommage au grand absent, Timoteï Potisek.

Cette course était, en effet, la sienne. Vainqueur en 2007 et 2009, le pilote dunkerquois était le successeur tout désigné d'Arnaud Demeester, jeune retraité des circuits et recordman des victoires dans l'épreuve. Mais le sort, tragique, en a décidé autrement. « Tim », le surfeur des sables, vogue désormais au paradis des champions depuis une chute fatale survenue sur le circuit de Loon-Plage en novembre. Il avait 25 ans.

Une absence assourdissante

Alors, malgré le bruit des moteurs, son absence risque d'être assourdissante. Il faudra pourtant bien désigner un successeur au jeune prince des circuits et l'empoignade des prétendants au trône s'annonce aussi palpitante qu'indécise. Toutefois, un nom se détache parmi ceux qui ont mis en oeuvre les moyens d'avaler avec le plus de facilité les trois heures de course, aussi impitoyables pour les nerfs que pour les organismes, celui du Manceau Mickaël Pichon.

Double champion du monde de motocross, véritable star dans sa discipline, le pilote sarthois s'est fixé comme objectif d'accrocher une victoire au Touquet dans un palmarès déjà bien rempli. Mais Pichon, victime d'une grosse chute à l'Enduro d'Hossegor dimanche dernier, sera-t-il vraiment en état de relever le challenge ?

« J'ai une déchirure au niveau des abdominaux et j'ai eu un épanchement hépatique au niveau du foie. Cela m'a un peu entamé le moral car je me suis fait très peur, mais je pense que ça devrait aller quand même. Quoiqu'il arrive, Le Touquet reste une course à part, je veux la gagner et je me donnerai à fond », explique-t-il.

Dans sa quête de Graal sur la Côte d'Opale, Mickaël Pichon devra notamment batailler contre une belle flopée d'outsiders. Parmi eux, le Touquettois Jean-Claude Moussé, déjà vainqueur en 1999 et en 2004, s'annonce déjà comme un rival plus que coriace. Victorieux de deux courses sur sable cette saison, dont le très difficile Enduro de Grayan, dans le Médoc, le presque vétéran de 36 ans aura aussi l'avantage de rouler à domicile. Mais il faudra aussi compter sur l'Avesnois Yves Deudon, qui aimerait enfin en finir avec son abonnement à la deuxième place. La relève, elle, sera assurée par les jeunes Gauthier Leclabart, vainqueur surprise à Hossegor dimanche dernier, ainsi que Damien Prévot ou encore Adrien Van Beveren.

On n'oubliera pas Sergeï Potisek, troisième à Hossegor. Meurtri par la disparition de son petit frère, l'aîné de la fratrie Potisek sera guidé par l'émotion. Et comme tous les amoureux de la moto et de l'Enduro, il n'aura qu'un seul nom en tête : celui de « Tim », un champion pour l'éternité.

La Voix des Sports du lundi 01.02.2010 - STÉPHANE CARPENTIER


Enduro : Gauthier Leclabart s'impose à Hossegor, Sergeï Potisek sur le podium

VDS-REG20100131-Enduro_Touquet_2.jpgA quinze jours de l'Enduropale du Touquet, le Picard Gauthier Leclabart (23 ans, Yamaha) s'est imposé à l'Enduro d'Hossegor.

Il devance l'Audomarois Adrien Van Beveren (Yamaha) et le Dunkerquois Sergeï Potisek (Honda).

Le Touquettois Jean-Claude Moussé (Yamaha) a abandonné, alors que le grand favori, Mickaël Pichon (Honda) a été accidenté.

Son état n'inspire pas d'inquiétude mais, souffrant au foie, il a dû être transporté à l'hôpital.


VDN-SPOR250100201_Enduro.jpgEnduropale Touquet-Pas-de-Calais : la preuve par cinq

Dimanche, ils seront encore des centaines à s'affronter sur le sable de la plage du Touquet.

Samedi et dimanche, le monde de la moto aura les yeux rivés sur la station des quatre saisons et sur une cinquième édition de l'Enduropale-Touquet-Pas-de-Calais au goût annoncé amer.

 


Dimanche, ils seront encore des centaines à s'affronter sur le sable de la plage du Touquet

 
La récente et tragique disparition de Tim Potisek, la retraite de l'icône Arnaud Demeester, les réticences des préfectures et les pressions écologiques qui se font de plus en plus pressantes : tout porte à croire que l'événement sportif majeur de la région Nord - Pas-de-Calais est en péril.

Pourtant, les raisons de penser que le colosse se tiendra debout contre vent et marées existent. Suffiront-elles à lui faire maintenir son cap et entretenir la légende ? Voici les cinq raisons d'y croire.

> Le mythe attire toujours autant.- Des listes d'engagés bouclées depuis pas mal de temps déjà, une liste d'attente qui grossit : l'Enduropale-Touquet-Pas-de-Calais fait donc toujours autant recette auprès des pilotes, guère rebutés par le prix assez conséquent, voire exorbitant de l'engagement. Est-ce l'assurance de pouvoir se dire « J'ai couru le dernier Touquet » ou tout simplement est-ce la magie qui opère toujours ? Le résultat est en ce point net, clair et précis. Du côté des engagements, on ne connaît pas la crise.

> La course des jeunes pilotes moto, un nouveau tremplin.- Combien de pilotes engagés aujourd'hui au Touquet ont, dans leurs plus jeunes années, rêvé de vivre pareille aventure ? Disputée le samedi sur une heure et demie, la course réservée au 14 -17 ans va booster toute une génération, faire éclore les talents de demain, bref créer une véritable émulation. Autre point de vue non négligeable de cette course « jeune » : si Demeester ou Tim Potisek en leur temps ont roulé sous des noms d'emprunts, les tentations seront bien moins nombreuses désormais. Un beau coup double en perspective.

> Une succession grande ouverte.- Adrien Van Beveren, Milko Potisek, Gauthier Leclabart : voilà probablement les futures têtes d'affiches des courses sur sable. À Berck-sur-mer, à Loon plage puis dans le Sud-ouest, les gaillards ont montré qu'ils avaient du coffre et de la vista pour prendre la relève. Face à eux, Mickaël Pichon, s'il est rétabli de sa chute d'Hossegor, aura fort à faire et Yves Deudon devra batailler ferme.

Vainqueur à Grayan, l'ex-retraité Jean-Claude Moussé, peut-il rafler une troisième fois la mise ? La liste des prétendants sera cette fois des plus larges.

> Un nouveau règlement et un nouveau tracé pour dynamiser la course.- Avec désormais trois arrêts obligatoires au stand, la course va prendre une tout autre tournure. Fini les énormes réservoirs, place aux stratégies nouvelles en matière de gestion de course. Autre particularité, le circuit sera remanié avec des éléments nouveaux dans le parcours. Bac à sable, tables hautes et basses, les recettes du Beach cross de Berck-sur-mer semblent faire émules et apporteront du plaisir aux pilotes.

> L'esprit de la moto, toujours plus fort.- N'en déplaise à certains, il aurait été le premier à dire « Show must go on ». De là-haut, Tim regardera à coup sûr cette course qui le faisait tant rêver et qui fait tant rêver encore. Ainsi la passion de la moto ne se laisse pas dompter et cette édition qui s'avance sera un compromis entre audace et raison, opiniâtreté et adaptation, vitesse et sécurité, folie et démesure, envie et amertume. Tout ce qui, au final, rend si passionnant cet Enduropale-Touquet-Pas-de-Calais. Et si incertain aussi.
 
J. CHAUCHOY (CLP) -
La Voix du Nord du lundi 01.02.2010

 


Adrien Van Beveren, chef de file d'une relève qui a affûté sa garde

 Adien Van Beveren sera au départ avec le dossard 6, un numéro qui a longtemps porté bonheur à un certain Arnaud Demeester.

Après l'arrêt d'Arnaud Demeester puis la disparition tragique de Timoteï Potisek, rarement l'Enduropale aura été aussi ouvert. Parmi les pilotes susceptibles de l'emporter dimanche fleurissent désormais de nouveaux visages. Comme celui de l'Audomarois Adrien Van Beveren, 19 ans seulement.

 

 

Retenez bien ces initiales, « VBA », comme « Van Beveren Adrien ». Trois lettres qui pourraient claquer dimanche sur la plus haute marche du podium de l'Enduropale. Malgré sa jeunesse, ce pilote qui réside encore chez ses parents, à Racquinghem, près de Saint-Omer, est en effet guidé par une maturité rare à son âge. Sixième l'an dernier, alors qu'il venait tout juste de fêter ses 18 ans, ce surdoué a confirmé depuis ses dispositions à rouler vite, très vite.

  Première moto à 6 ans

Deuxième à la Ronde des Sables de Loon-Plage, en octobre, derrière l'intouchable Steve Ramon, 3e du très difficile enduro de Grayan, dans le Médoc, le 10 janvier, et enfin 2e à Hossegor, il y a un peu plus de quinze jours, les résultats parlent d'eux-mêmes. « Mais je n'ai pas l'expérience des favoris, je n'ai pas encore leur potentiel physique, j'ai encore beaucoup de travail pour être le meilleur même si mon but est de le devenir. » On ne surprendra pas le gaillard à vouloir griller les étapes. « Si on me dit que je serai 2 e dimanche, je signe tout de suite », assure-t-il. La réussite d'Adrien Van Beveren réside bien sûr dans son talent pur, mais elle prend racine dans son état d'esprit. « Je n'en suis pas à peser le moindre aliment que je vais ingurgiter, comme Cyril Despres (triple vainqueur du Dakar), que j'ai eu l'occasion de côtoyer, mais j'essaie de suivre à la lettre mon planning hebdomadaire. Une course comme Le Touquet, ça se prépare six mois à l'avance. Mon but est de m'entraîner comme un pro. J'ai reçu une éducation qui m'a appris à planifier ma vie, mes rendez-vous, mes temps libres. J'applique ça à la lettre, car si je veux un jour pouvoir vivre de mon sport, il faut que j'organise les choses.

On l'aura compris, le prochain Enduropale n'est qu'une échéance pour Adrien Van Beveren. Le vrai défi, c'est de faire durer le plaisir, de consacrer sa vie autour de sa passion. Pour lui, la moto est arrivée au pied du sapin de Noël, il avait à peine six ans. « Une petite 60 centimètres cubes avec laquelle je m'amusais sur les petits chemins autour de la maison. » La machine est aujourd'hui devenue une 450 Yamaha, marque pour laquelle « VBA » est désormais pilote support. Il reçoit une aide matérielle, mais pas de salaire, seulement une prime en cas de podium. « Pour l'instant, j'ai la chance d'avoir mes parents derrière moi. Mais c'est clair que je ne continuerai pas à faire ça pour gagner un SMIC.

Très proche de Benjamin Schots, dont tout le monde a encore en mémoire le grave accident lors de l'Enduropale 2008, admirateur de Tim Potisek, Adrien Van Beveren est aussi conscient des risques. « Les accidents, ça fait réfléchir. Parfois, je me demande si le jeu en vaut la chandelle, car la vie d'un pilote de moto-cross n'est pas celle d'un pilote de F1 ou de rallye. Mais la moto, c'est ma vie. » Et une partie de celle-ci se joue dans trois jours sur le sable de l'Enduropale. •

Adien Van Beveren sera au départ avec le dossard 6, un numéro qui a longtemps porté bonheur à un certain Arnaud Demeester.

 


Le Moto-club Canche-Authie va aligner douze pilotes sur les lignes de départ

Les pilotes de l'équipe de Campagne-lès-Hesdin prêts pour les courses de ce week-end.

Le Moto-club Canche-Authie sera largement représenté, ce week-end, au Quaduro et à l'Enduropale du Touquet. Au guidon de leurs engins, ils seront douze à prendre le départ de cette cinquième édition.

 
Depuis plusieurs mois, les pilotes se préparent moralement et physiquement à cette compétition. Ils s'entraînent régulièrement sur leur circuit campagnard mais également sur celui de Loon-Plage ainsi que sur les terrains sablonneux de l'Oise et de la Belgique. Musculation, piscine, VTT, course à pieds et hygiène alimentaire sont également au programme d'entraînement des compétiteurs. « Bien entendu, nous avons tous pour objectif de terminer le Quaduro ou l'Enduropale mais nous voulons nous faire plaisir avant toute chose. Nous espérons aussi ne rencontrer aucun problème mécanique », ont expliqué les participants. Quant à Richard Leroy, qui a terminé 34e l'année dernière, il veut encore améliorer son classement final.

Ces pilotes de motos et quads ont une moyenne d'âge de 25 ans. S'ils ont déjà concouru un voire deux Quaduro ou Enduropale, ce sera la première participation pour Théophane Quénéhen, Olivier Damart et Aurélien Lassalle qui, l'année dernière, blessé au genou, avait été contraint de déclaré forfait.

Le crossman, Julien Delcuse, disputera son premier enduro jeune.

Les pilotes moto.- Richard Leroy (34) Julien Vandenhove (197) Cyril Mallem (419) Olivier Damart (500) Téophane Quénéhen (631) Aurélien Lassalle (894) Pierre Lallemant (907) et Antoine Guillemant (999).

Les pilotes quad.- en équipage, Jean-Philippe Victoria et Pascal Grevet (264) et en solo, Michel Trannin (17).

Enduro jeune.- Julien Delcuse (30). •

Les pilotes de l'équipe de Campagne-lès-Hesdin prêts pour les courses de ce week-end.

La Voix du Nord du jeudi 04.02.2010


Sur son quad, Aurélie Potisek guettera son rayon de soleil

Aurélie a épaulé Tim pendant toute sa carrière. Demain, c'est elle qui sera au guidon.

Le Quaduro s'élancera demain midi sur la longue plage du Touquet. Près de 500 participants en prendront le départ. Parmi eux, un duo inédit composé d'Ingrid Demeester, la femme du recordman de l'épreuve moto, et d'Aurélie Potisek. La jeune épouse de Timoteï, disparu tragiquement en novembre, tentera de surmonter la douleur en serrant les dents, la main sur la manette des gaz.

- Comment vous êtes-vous retrouvée dans cette aventure ?

« Ingrid Demeester, qui avait participé au Quaduro l'an dernier, me l'a proposée juste après le décès de Tim. J'avais l'habitude d'aller sur les terrains le dimanche matin pour suivre l'entraînement, je n'avais pas envie de couper avec le monde de la moto. Et ça m'a permis de me défouler. L'univers du quad est aujourd'hui l'un des rares endroits où je me sens bien. Je veux que Tim soit fier de nous s'il a la chance de nous voir. »

- Cela vous a-t-il demandé beaucoup de préparation ?

« Je m'y suis mise il y a seulement deux mois ! Tim avait toujours émis l'hypothèse que je fasse un jour de la moto. Je n'étais pas tellement motivée par cette idée, je préférais me mettre à 100 % derrière lui plutôt que de vivre une autre passion de mon côté. Nous faisions bien quelques promenades en quad, mais ça n'a rien à voir. J'ai été surprise des chocs que l'on peut encaisser. Il faut des bras solides, du physique pour tenir la machine, surtout que nous avons pris une 450 cm³. Nous ne faisons pas les choses à moitié ! J'appréhendais le fait de rester bloquée dans le sable. Mais nous avons la chance d'être des filles, on ne reste jamais longtemps coincées... »

- Que vous apporte Arnaud Demeester, votre entraîneur ?

« Avec lui, nous sommes sûres d'avoir de bons conseils. Il insiste pour qu'on n'aille pas trop vite dans la préparation, pour que l'on fasse les choses dans les règles. Un coach sportif nous fait faire de la musculation et de la natation depuis deux mois. Arnaud supervise le tout et gère nos entraînements. »

- Il était à vos côtés pour votre première grande sortie, à Hossegor, il y a quinze jours...

« Nous avons eu la chance de partir en tête et d'effectuer le premier tour ensemble. C'était un bel hommage à Tim, j'avais son plus gros adversaire à mes côtés pour me soutenir. C'était très impressionnant. »

- Comment appréhendez-vous le rendez-vous du Touquet ce week-end ?

« Je ne sais pas comment je vais gérer la journée de dimanche. Avec le décès de Tim, les gens ont perdu leur champion, mais c'était surtout le mien. Je vais essayer de tourner d'un stand à l'autre, chez Sergeï ou chez Gauthier Leclabart, pour éviter de me retrouver toute seule dans mon coin. En fait, c'est le quad qui me permet d'y aller. Parce que j'ai l'impression que Tim est avec nous quand on roule. »

- Pourquoi dites-vous ça ?

« Nous sommes dans le Nord, il fait froid. Il faut se motiver pour se lever et aller rouler. Quand il pleut sur la route mais qu'un grand rayon de soleil brille juste au moment où nous sommes sur le terrain d'entraînement, je me dis qu'il ne doit pas être bien loin... »

La Voix des Sports du vendredi 05.02.2010


Yves Deudon s'offre enfin l'Enduropale

Deuxième l'année dernière, souvent placé mais jamais gagnant, le Maubeugeois Yves Deudon a enfin remporté l'Enduropale et succède au palmarès à Timoteï Potisek. Revivez la course minute par minute.

Dernière minute

Deudon pénalisé, Pichon récupère la victoire

 

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L'Enduropale a couronné Yves Deudon. (à droite)
Le règlement couronne Mickaël Pichon (à gauche)

PHOTOS STEPHANE MORTAGNE

 

Pénalisé de quinze minutes suite à une non-conformité de sa Kawasaki, Deudon a été destitué de sa victoire au profit de Mickaël Pichon qui inscrit donc son nom au palmarès.

Le verdict est tombé, Deudon a reçu une pénalité de quinze minutes qui le rétrograde au classement.

La victoire revient donc à son suivant, Mickaël Pichon qui, lui, avait pris le temps de faire un arrêt au stand pour ne pas connaître la même mésaventure et changer son pot.

Jean-Claude Moussé monte finalement sur le podium. La deuxième place revient à Adrien Van Beveren.

La décision est susceptible d'appel.

La Voix des Sports du dimanche 07.02.2010

ENDUROPALE 2010


  A SUIVRE    ==>


 

 

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