
BLEU-MARINE
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ENERGIE &
ENVIRONNEMENT
18/03/2009
Les dix dernières éoliennes du parc de Fruges seront opérationnelles en juillet.
La 61e éolienne de Fruges est assemblée au sol avant d'être levée d'ici la fin de la
semaine.
En 2001, la communauté de commune de Fruges choisissait de développer l'énergie éolienne. Huit ans plus tard, 60 éoliennes sont en place et les dix dernières sont en passe d'être installées. (elles seront opérationnelles en juillet)
Ainsi s'achève la construction du plus grand parc éolien « on shore » de France. (70 Eoliennes)
Petit retour en arrière........
> Au commencement...- Quelle aventure le parc éolien de Fruges ! À l'origine, la communauté de
communes de Fruges décide en juin 2001 de se lancer dans l'éolien. Ostwind rejoint l'aventure en avril 2002, après l'appel d'offres de la communauté de communes. Cette entreprise familiale
allemande va développer le projet et le mener à bien du début à la fin pour aboutir à la mise en service des 70 éoliennes prévues pour juillet de cette année. La première éolienne a été levée en
mars 2007 et le parc a été inauguré en février 2008, il contenait alors 35 éoliennes. Actuellement une soixantaine d'entre elles sont opérationnelles.
> Quelques chiffres.- Ces éoliennes ont une hauteur comprise entre 65 et 85 mètres et leur puissance est
de 2 mégawatts. Lorsque l'ensemble du parc sera opérationnel, 140 mégawatts pourront être produits ce qui permettra d'alimenter 150 000 foyers en électricité. Près de 100 000 m² de chemins ont
été repris ou créés pour la mise en place du parc et 30 500 m³ de béton ont été utilisés pour les fondations.
> Money, money, money...- Installer une éolienne du type de celle qui ont été mise en place à Fruges,
revient à environ 3 millions d'euros pièce. Ce qui fait au total environ 210 millions d'euros pour l'ensemble du parc. Ces éoliennes sont financées par quatre investisseurs, dont Oswind qui
rentabilisent leurs investissements en revendant l'électricité produite à EDF pour 8 centimes le kilowatt/heure. Une éolienne a un chiffre d'affaires de 400 000 euros par an. La communauté de
communes, elle, perçoit 2,5 M E pour ce parc, au titre de la taxe professionnelle.
Quant aux propriétaires des terrains sur lesquels se trouve l'éolienne, ils sont dédommagés selon un
barème.
> La fin du chantier pour juillet.- La dernière série d'éoliennes vient d'entrer dans sa phase de
construction. Sur le site de la commune de Fruges, elles sont assemblées une par une.
La première partie de l'installation se passe au sol, où il y a un pré-assemblage au cours duquel le rotor
est mis en place. L'éolienne est ensuite levée, et on empile alors des tronçons de fûts de 27 mètres de long. Il ne faut généralement qu'une semaine pour monter une éolienne, du moins en fonction
de la météo. Car paradoxalement, pour procéder au montage il ne faut quasiment pas de vent (moins de 10 m/s), ce qui est quand même compliqué dans un site choisi car il est justement...
venteux.
La Voix du Nord Eco du mercredi 18.03.2009 - JORY IDKOWIAK
Jeudi 19.03.2009
En 2001, la communauté de communes de Fruges choisissait de développer l'énergie éolienne pour financer ses projets. Il était prévu de construire plus de cent éoliennes. Le préfet du Pas-de-Calais a ramené le projet à soixante-dix. Huit ans plus tard, soixante éoliennes sont en place et la construction des dix dernières a commencé. Le chantier sera terminé en juillet : 140 mégawatts pourront être produits, soit l'alimentation électrique de 150 000 foyers. Installer une éolienne revient à 3 ME. Ces éoliennes sont financées par quatre investisseurs dont la société allemande Ostwind qui les a installées. Ils rentabilisent l'investissement en revendant l'électricité à EDF 8 centimes le kilowatt/heure. Une éolienne a un chiffre d'affaires annuel de 400 000 E. La communauté de communes de Fruges perçoit 2,5 M E au titre de la taxe professionnelle.
Les 70 machines produiront en juillet
A quelques mois de la fin des travaux des chantiers éoliens de la région de Fruges, qui comptera 70 machines opérationnelles en juillet prochain, Karine Maréchal, ingénieur développement chez Apave, et Fabrice Moebs, manageur du projet pour Ostwind, ont détaillé le diverses étapes et les actions menées de concert pour réaliser ce plus grand parc éolien français.
Depuis 2001
Après la délibération pour l'option de l'énergie éolienne par la communauté de communes du canton de Fruges, présidée par Jean-Jacques Hilmoine, en juin 2001, et le choix d'Ostwind pour
développer ce projet en avril 2002, les éoliennes ont fait partie du langage habituel des élus du territoire.
Après les choix d'implantation, les études d'impact, le dépôt des permis de construire, l'enquête publique, le préfet avait accordé les permis pour 70 éoliennes pour une puissance totale de 140
mégawatts.
La contestation par une association locale de défense de l'environnement et les recours auprès du tribunal administratif ont retardé les opérations.
En mars 2005, le tribunal autorise 35 des 70 machines. Après l'appel d'Ostwind, la cour d'appel de Douai confirme les 70 éoliennes de 2 mégawatts, c'était en décembre 2005. Depuis trois ans, le
canton vit au rythme des travaux et de l'implantation de ces aérogénérateurs.
Aujourd'hui, 49 machines produisent de l'électricité (la première a été en fonction en juillet 2007), d'autres sont érigées et seront connectées sous peu.
Pour juillet
D'ici fin juin, 10 machines sont encore à construire sachant que la 60ème a été achevée lundi soir et qu'il faut une semaine pour monter une éolienne.
En juillet, les 70 machines reparties sur 16 parcs sur les communes de Fruges, Coupelle-Vieille, Radinghem, Hézecques, Verchin, Rimboval et Créquy, c'est à dire la totalité du parc de la CCCF,
seront en fonction et verront leur production acheminée vers les postes sources d'Hesdin, Desvres, Pernes et Aire-sur-La-Lys. Pour accéder à ces postes sources, les constructeurs ont assumés la
pose de d'environ 30 km de câbles en interne et de 400 en externe.
Ces machines ont été construites grâce à quatre groupes investisseurs internationaux que sont Babcock and Brown, NG Energie, RP Global et Ostwind.
Ces groupes sont propriétaires des éoliennes et retrouvent leur investissement en vendant l'électricité à EDF. Il faut savoir qu'une éolienne équivaut à environ 3 millions d'euros
d'investissement pour un chiffre d'affaire de 400 000 euros par an. Une éolienne produit 2 mégawatts en 2500 heures, électricité qui est revendue à 8 centimes le kW à EDF.
Quand à la communauté de communes, elle percevra, du moins pour l'instant, la taxe professionnelle unique évaluée à environ 2,5 millions d'euros.
"Les anti-éoliens donnent une image de machine à fric mais pour nous, Ostwind, il s'agit d'un projet industriel accompagné de toutes les démarches de sécurité," indique Fabrice Moebs, rappelant
que l'implication de sociétés locales a été préconisé dans ces réalisation tout comme l'utilisation d'un maximum de chemins ruraux qu'il a fallu renforcer pour le passage des camions et des
convois exceptionnels pour acheminer le matériel et travailler.
Contrôle de A à Z
Après ce bref rappel des diverses étapes, Mme Maréchal a expliqué le travail de l'Apave, leader français dans la maîtrise des risques, et surtout son rôle de contrôle tant des fosses, du béton de
fondation, de la construction, de la sécurité, des conditions de travail sur les chantiers.
"Depuis l'étude de sols jusqu'au contrôle de la mise en service", l'Apave est intervenu aux côtés d'Ostwind," indique Mme Maréchal qui souligne que l'action se poursuivra jusqu'à la
réglementation des conditions de travail de maintenance et d'exploitation des sites.
Des représentants de l'Apave étaient présents pendant le coulage des socles de béton afin de contrôler la matière et il faut savoir qu'un socle nécessite 380 m3 de béton puis pour la vérification
des éoliennes, déjà certifiées, mais revérifiées pour la conformité aux normes CE.
Mauricette FAY -Journal de Montreuil - Edition du Mercredi 18.03.2009
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