
BLEU-MARINE
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En Cours de réalisation
Samedi 25-07-2009
Première journée
Les engins ultralégers motorisés ont pris leur envol de l'aérodrome de Berck en mettant le cap sur l'Angleterre. Centenaire de la traversée de la Manche oblige,
le Tour ULM 2009 s'est élancé au-dessus de la Manche depuis Berck, hier matin. Beaucoup de machines, de pilotes et de public sur l'aérodrome de la ville de départ, dès 9heures.
Au cours du dernier briefing matinal, le président de la Fédération française de planeurs ultralégers motorisés (FFPLUM), Dominique Méreuze, a donné le feu vert pour cette aventure qui durera huit jours. Tout n'était pas gagné d'avance, car le temps ces derniers jours avait donné quelques inquiétudes aux organisateurs : orages, vents forts, pluie... tout ce qu'il ne fallait pas pour un tel événement.
Mais hier matin, c'était un peu l'accalmie sur le terrain de l'aérodrome berckois. Avec un vent de 20 nœuds au sol, soit 30 nœuds à l'heure en altitude, la partie était jouable, d'autant plus qu'il n'y avait plus de risques d'orage.
À partir de 10 heures, les pendulaires, multiaxes et autogires se sont donc présentés au bout de la piste, un à un, face au directeur des vols, Jack Krine, pour le grand voyage.
Deux heures après, tous avaient quitté le sol berckois pour longer les plages de la Côte d'Opale et virer à gauche, au passage du cap Gris-Nez, cap vers l'Angleterre ! En survolant la Manche à près de 6 000 pieds, « pour raison de sécurité, car cela laisse le temps d'atteindre la côte la plus proche en planant si l'on a une panne de moteur », expliquait un pilote chevronné.
Pour Michel Deguin, de Beaune, c'était le premier vol de longue durée avec son pendulaire. « Il faut se concentrer avant de partir, et ne rien oublier en contrôlant
la machine... » Dans le sillage du Blériot, identique à l'original, les cent trente-cinq ULM du Tour de France ont atterri à Damyns Hall, en Angleterre. Vendredi prochain, 31 juillet, ils seront
de retour sur l'aérodrome berckois. • JEAN-CLAUDE RICART (CLP) (VDN)
Nathalie Cotrel
Deuxième étape : de Damyns Hall à Sywell Northampton
Parti samedi de Berck, le Tour de France ULM poursuit sa route en Angleterre. Chaque jour, Nathalie Cotrel, seul pilote du club de Berck à participer à l'aventure, fait un récit de l'étape du jour dans nos colonnes.
Dimanche, les équipages du Tour de France ULM ont décollé de Damyns Hall, à 20 km à l'est de Londres, où ils ont passé leur première nuit. « On met notre tente sous
l'avion, on campe, c'est sympa, raconte Nathalie Cotrel. Les jeunes sponsorisés par la fédération - qui n'ont pas d'avion - plantent leurs tentes ensemble. C'est marrant. » Tout le groupe est
reparti le lundi matin. Décollage à 11 heures, heure française (soit 10 heures en Angleterre) pour une nouvelle étape qui les a conduits jusqu'à Sywell Northampton. « On a volé pendant 88
minutes exactement. On a longé la Tamise, on a vu Londres sur notre gauche et on a survolé le circuit automobile de... » La jeune pilote de 24 ans hésite. « Je n'ai aucune mémoire pour les
noms anglais », avoue-t-elle. Vérification auprès du pilote, Claude Kieger, son coéquipier, propriétaire du multiaxe avec lequel le duo participe à l'aventure. « Le circuit automobile de
Silverstone. » Les 200 pilotes du Tour de France ont composé avec la réglementation anglaise. « Nous devions suivre un itinéraire précis et éviter les grosses villes qui ont un aérodrome
avec radio pour ne pas brouiller les ondes. » L'altitude des appareils n'a pas dépassé les 2 000 pieds. « En Angleterre, on ne peut pas aller au-dessus, ni en dessous. » Finalement, en
moins d'une heure trente, les pilotes ont rejoint leur lieu d'arrivée. « On est sur un très beau terrain ce soir », constate Nathalie. Le terrain de Sywell Northampton, sur lequel tous les
participants vont rester aujourd'hui encore : « C'est la journée de repos. Il n'y a encore rien de prévu. Le temps se couvre et on annonce de la pluie. On verra bien. »
ALICE MEUNIER > VDN
Troisième jour : journée de repos
C'était la journée de repos pour les 135 équipages qui participent au Tour de France ULM. « La matinée a été pluvieuse, tout le monde est resté au sol », raconte Nathalie Cotrel, jeune pilote touquettoise que nous suivons depuis le début de l'aventure samedi dernier. « C'est vrai qu'on s'est couché un peu tard dimanche soir - il y avait une petite soirée - alors on a plutôt fait une grasse matinée », concède-t-elle.
L'après-midi, les pilotes ont repris leurs appareils. Quelques vols locaux dans le ciel de Sywell, étape depuis dimanche. Direction Shuttleworth et son musée de l'aviation pour les fans. Comptez huit hangars remplis d'avions de collection. « C'était sympa. Le musée est à une cinquantaine de kilomètres de Sywell. On a pu se promener un peu, dans les airs, avant de visiter le musée. » Un musée qui propose une collection d'avions, notamment militaires.
Durant le trajet jusqu'à Shuttleworth, un paysage « bien vert » s'est étendu sous les appareils des pilotes. Un paysage différent de celui de la Côte d'Opale ? « Il y a des petits châteaux isolés, mais ce n'est pas vraiment différent de chez nous », constate la jeune femme. Elle éclate de rire : « Il y a peut-être un peu moins de vaches. » Après cette journée de repos, les 200 pilotes reviendront en France, à Calais, où ils camperont le soir. Donc nouvelle traversée de la Manche en sens inverse. La météo s'annonce meilleure. « On va partir tôt, annonce Nathalie. Ce qu'on a fait en deux jours à l'aller, on le fait sur une journée au retour. » Une nouvelle journée riche en perspective.
ALICE MEUNIER > VDN
Quatrième jour : retour en France
« On s'est levé super tôt ! » A 6 h 30, le réveil a sonné pour les 200 pilotes du Tour de France ULM 2009. « On a fait en une journée ce que nous avions fait en deux jours à l'aller », explique Nathalie Cotrel, la jeune pilote que nous suivons depuis le début de l'aventure. Comprenez : les 135 aéronefs ont relié Sywell à Calais avec une pause "déjeuner" à Damys Hall, 20 km à l'est de Londres, lieu d'étape samedi soir.
Nathalie et Claude Kieger (qui partage son multiaxe avec la jeune touquettoise) ont décollé vers 9 heures. « Cette fois-ci, on a bien survolé le palais de Buckingham, enfin je crois que c'est celui-là . C'est magnifique avec une pelouse tondue qui forme un quadrille... et un golf énorme. » GPS coupé, les deux pilotes ont tout fait « à la carte pour s'entraîner » : repérage de site, calcul du temps d'essence,... Claude était au pilotage et Nathalie à la navigation.
L'après-midi, tous les participants ont retraversé la Manche. « C'était un vol super sympa. On avait une plus grande visibilité qu'à l'aller. C'est une autre façon de voir le Cap Blanc-Nez et le Cap Gris-Nez. » Aux commandes du multiaxe : Nathalie. « J'ai piloté de notre départ de Damys Hall jusqu'à Calais où j'ai même fait l'atterrissage... enfin, sauf le posé (les derniers mètres).
» Pourquoi ? « Ce n'est pas mon appareil alors c'est plus délicat. » Parti dans les derniers d'Angleterre, le duo a atterri sur l'aérodrome de Calais également dans les derniers. « C'était rigolo de voir tous les appareils déjà garés. Même les camions de l'organisation étaient déjà là . » Demain direction le Havre et début de la compétition.
ALICE MEUNIER > VDN
Cinquième jour : début de la compétition
' Le Tour de France ULM continue sa route. Hier, les 135 équipages ont rallié Calais au Havre, 15 d'entre eux participaient à la compétition, le matin, dont Nathalie Cotrel et Claude Kieger
« C'était trop marrant : un
exercice de navigation en petite campagne, explique la jeune pilote. On avait un circuit super précis à faire : il fallait passer au-dessus de points particuliers et une balise GPS
enregistrait notre passage. » Bilan notre duo arrive septième sur quinze. Nathalie ne quitte pas sa bonne humeur : « On s'en fout, c'était pour voir. » Toutefois, l'équipe va quand
même adopter une stratégie différente demain. « L'un de nous deux sera à la navigation, l'autre au pilotage, plus de mélange. En plus, on était trop bas : on voyait bien les détails mais on
ne voyait pas assez de loin. » Toutes les équipes se sont retrouvées à Eu-Le Tréport (76) pour le repas du midi avant de redécoller. « Les paysages étaient top. Il y avait une super
visibilité. Les falaises d'Étretat sont magnifiques. » Les appareils se sont posés sur un aérodrome près du Havre où ils ont été « super bien accueillis par le club local, comme Ã
Calais ». Notre jeune pilote touquettoise a pu faire un baptême d'hélico-ULM. « C'est comme un hélicoptère, plus petit car c'est un ULM et il ne consomme rien par rapport aux
hélicoptères normaux. » Car ce Tour de France, c'est aussi l'occasion de découvrir d'autres appareils que les classiques pendulaires et multiaxes. Il y a quelques jours, en Angleterre,
Nathalie était montée à bord d'un Polaris, « un ULM à ailes basses », équipé « style avion », avec tous les instruments modernes type « pilotage automatique ». « Il
ne manquait plus que le dégivrage », plaisante-t-elle.
ALICE MEUNIER > VDN
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